Mais pour arriver jusque-là, certaines étapes s’imposent (pour moi c’était du tô de petit mil):
1- Prendre du petit mil que l’on aura soigneusement fait pousser l’an dernier
2- Écraser le petit mil pour en faire sortir les graines dans un pilon
3- Nettoyer les graines pour en enlever les impuretés
4- Écraser les graines pour en faire une farine, toujours dans le pilon
5- Tamiser pour enlever (encore!) les impuretés
6- Allumer le feu et y mettre la marmite
7- Diluer la farine dans un peu d’eau, mettre dans la marmite
8- Rajouter la farine et mélanger avec énergie, jusqu’à l’obtention d’une pâte épaisse
9- Laissez refroidir un peu et dégustez avec une sauce!
J’ai essayé de mélanger lors de l’ajout de la farine….c’est à peine si j’ai réussi à faire bouger la cuillère en bois! Tout cela aura pris quelques heures à faire et beaucoup d’énergie!
Les parcelles entourent le village et chaque espace libre est utilisé pour cultiver. Comme les agriculteurs ne peuvent agrandir leur champ dû au manque de place, ils doivent donc en augmenter le rendement. Donc après avoir fini de nettoyer sa parcelle et de labourer, il faut faire les lignées de poquets (petit trou) avec la daba. Les hommes font les poquets et le reste de la famille verse du fumier dans les poquets. Après la première grosse pluie, on viendra semer juste à côté des poquets rempli d’engrais. La terre étant plus riche grâce au fumier, heureusement la graine pousse!
Au village, on attend que la pluie pour commencer à semer. Alors, on continue de préparer les parcelles pour n’avoir plus qu’à semer une fois la pluie tombée. Cette année, les météorologues ont prévu une année déficitaire pour la pluie. Et cela se ressent ici car tout le monde me dit que d’habitude la pluie est déjà là. Cela montre bien la vulnérabilité des producteurs ici…S’il n’y a pas la pluie, le champ a beau être prêt et super bien fait, rien ne pourra pousser. Et dans ce genre de situation, le gouvernement ne soutient pas les producteurs avec des subventions. Donc non seulement sa récolte, source de revenue, est perdue mais il n’a aucune sécurité financière.
De plus, la plupart des agriculteurs ne savent pas exactement quel est le profit qu’ils font. Le Conseil à l’Exploitation Familiale est donc un outil que les agriculteurs peuvent utiliser, avec l’appui d’un conseille, pour suivre, évaluer et mieux gérer leur parcelle. Un exemple : Un agriculteur possède une grande parcelle de salade et cette année il a pu semer sur une plus grande superficie. Mais arrivé, le moment des récoltes, il n’avait pas prévu qu’il ne pourra tout récolter avec l’aide de sa famille et perd donc les salades qu’il n’a pas pu récolter. Peut-être aurait-il pu prendre une main d’œuvre supplémentaire ou bien ne pas tout semer en une fois mais plusieurs pour pouvoir récolter à différents moments.
Le CEF est un outil qui permet de réduire la vulnérabilité des producteurs.
J'essaierai tout au long de cet été de mettre mon blog a jour mais surtout n'hésitez pas a laisser des commentaires! Si vous avez des questions, vous pouvez aussi m'écrire et j'essaierai d'y répondre le plus rapidement possible. J'espere que vous y trouverez ce que vous recherchez! Sinon écrivez-moi!